09.05.2009

Meeting élections européennes

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11:12 Ecrit par Rive gauche | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : élection, européenne, meeting, evreux

13.04.2009

GSK vu de l’intérieur : chronique d’un « futur ex ».

Tout le monde le sait, GSK a annoncé la suppression de 798 emplois sur le site d’Evreux et des plans identiques ont été faits sur d’autres sites de production dans le monde. C’est un choc, non seulement pour les employés mais aussi pour les ébroïciens dans leur ensemble. C’est peut-être pourquoi tout et n’importe quoi ont été dits ou écrits sur la situation actuelle.
Alors vu de l’intérieur, ça donne quoi ? Franchement, je ne sais plus si je dois en pleurer ou finalement en rire vu ce qui se passe en ce moment.
Pourquoi ? Voici mes réponses.

1) Une entreprise largement bénéficiaire qui licencie pour anticiper les mutations du marché du médicament, ça rappelle nos fabuleux traders qui, à force d’anticiper le marché boursier nous ont foutus dans la mouise. Pas la peine d’en faire une thèse, tout le monde peut le constater au jour le jour (80000 chômeurs de plus rien qu’en février, par exemple). Plus spécifiquement, à propos de l’industrie pharmaceutique, je vous invite à vous procurer le dernier numéro de « Books » qui propose un dossier très complet sur le sujet. On peut y lire comment la corruption à infiltrer l’industrie pharmaceutique, les chercheurs, les médecins et les professionnels de santé. Pour le reste, GSK est avant tout une multinationale dont le but est de maximiser ses profits, les ressources humaines (c’est-à-dire les hommes et les femmes qui composent l’entreprise) restant la variable d’ajustement.

2) L’attitude de certains syndicats et/ou de certains syndicalistes frise l’irresponsabilité. Dans le cadre d’un plan social, les salariés ne doivent rien savoir des négociations en cours. Des réunions entre représentants syndicaux et Direction sont planifiées. Une date d’annonce est arrêtée. Tout le monde doit respecter ces règles. Ceci est certes très angoissant mais c’est la loi qui veut ça. Dans le cadre de GSK, cette confidentialité est largement mise à mal, c’est le moins que l’on puisse dire. Or, seuls les représentants du personnel ont accès à ces documents (normal, ils doivent les travailler et négocier !). Y aurait-il des brebis galeuses ? Malheureusement…
Et les conséquences sont terribles : colère du personnel ; défiance vis-à-vis des représentants syndicaux dans leur ensemble (alors que seulement certains d’entre eux sont coupables de ces « fuites » ) ; dépressions ; apparition comme par enchantement de « nouveaux représentants des ouvriers », non élus et jusqu’au-boutistes, etc …

Ce qui me dégoûtait au départ, c’était ce plan social odieux fait en dépit du bon sens où 798 personnes perdraient leur emploi sur le site, où le pôle de recherche (c’est-à-dire l’avenir industriel !) était purement et simplement supprimé, où le site ne produirait que des médicaments « matures » (c’est-à-dire dont le brevet tombera à court terme dans le domaine public), où la vision industrielle était floue pour ne pas dire absente, et dont la fameuse « pérennité du site » ne semblait pas du tout garantie dans les faits, malgré le courrier du PDG "Monde" aux élus locaux.
Aujourd’hui, je suis dégoûté par la nature humaine de certaines personnes qui n’hésitent pas à divulguer des informations confidentielles juste pour emmerder le syndicat d’à côté et assouvir soit une vengeance personnelle, soit un besoin de reconnaissance du type « héros du village ». Tout ceci sans penser aux conséquences de leurs actes sur les personnes les plus fragiles, dont les informations tronquées leur sont transmises de la pire façon qui soit, c’est-à-dire de manière informelle et entre deux portes.
Un conseil : voter en masse lors des élections des représentants du personnel et faites le bon choix…Car, c’est dans ces cas-là qu’on s’aperçoit si on a merdé ou pas !

Au fait, comme lors de tout plan social qui se respecte, le PDG "Monde" a vu son salaire augmenté de 1,09 millions d’€ à 1,23 millions.

Comme dirait l’ami Roberto, la vie est belle…mais ça dépend pour qui.

06.04.2009

Le conseil municipal du 30 mars.

Ambiance calme lors du dernier conseil municipal. Il n'y avait pas vraiment de sujets qui portaient à polémique, et la droite nous a surpris par son calme et l'absence de critiques vaines qui faisait pourtant tout son charme !
Ils nous ont quand même un peu surpris.
Sur le dossier du réaménagement des abords de l'Hôtel de ville, M. Gracieux a carrément suggéré de supprimer le stationnement. C'est une idée plutôt intéressante, signe sans doute d'une évolution majeure après la gestion désastreuse du sujet par son collègue Nicolas. Après avoir laissé faire à peu près n'importe quoi en matière de stationnement, voici que la droite est désormais acquise à une ville sans voiture ! Comme disait Edgar Faure « ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent ! »
À propos du plan de relance pour l'économie, par contre, Jean-Pierre Nicolas a bien été égal à lui-même. Pour lui le projet importait peu, ce qui l'intéressait c'était de démontrer que la ville n'arriverait pas atteindre ses objectifs. Il exigeait des chiffres ! La démarche est classique : plutôt que de s'intéresser au projet et à l'intérêt pour la population, il cherche à démontrer une nouvelle fois que tout cela relève d'une mauvaise gestion, en oubliant bien sûr la façon désinvolte dont il s'occupait du patrimoine de la ville pour justifier les réductions d'impôts.
Le conseil municipal devait ensuite délibérer sur une demande de subvention sollicitée par l'association des jeunes de la Madeleine pour maintenir ses activités, en attendant la réorganisation prévue dans le cadre du GIP. Ce fut l'occasion d'une grande envolée de Mme Aïdara sur les problèmes de l'association NGE !!!
A cette occasion, Mme Aïdara a montré un sens du discours « décalé » en argumentant malgré les regards d'étonnement de nombreux conseillers municipaux qui avaient du mal à voir le lien avec la délibération. Après une écoute polie, les élus ont voté la subvention pour l'Association des Jeunes de la Madeleine. Nous avons quand même pu noter que le ton était nettement moins agressif que lors des derniers conseils municipaux... Mme Aïdara aurait-elle pris conscience que sa gestion n'avait pas été la meilleure pour l'association NGE ?

24.03.2009

Touche pas à mon « Serge Le Bec ».

Roland Plaisance, frustré par la dernière réunion de conseil de quartier, a balancé une phrase bien crade à l'encontre de notre copain Serge Le Bec, en l'invitant à s'occuper de la forêt d'Evreux (il travaille à l'ONF) plutôt que de penser au Daïla Lama (Eure Info du 11 mars).
Serge milite activement pour le respect des droits de l'homme (au Tibet et ailleurs) et porte le projet des conseils de quartier pour l'équipe municipale.
Plaisance, pas content que le quartier des Cités Unies ne soit pas rattaché au quartier de la Madeleine, préfère s'en prendre à la personne plutôt que d'accepter que ses idées ne soit pas prises en compte.
La méthode, qui consiste à attaquer la personne, faute d'avoir des idées convaincantes, laisse bien imaginer ce que pouvait être le comportement de cet autocrate lorsqu'il était Maire d'Evreux. Sans doute sa version très personnelle de la dictature du prolétariat.

Réponse à Roland Plaisance.

Le problème avec les autocrates sur le retour, c'est qu'ils pensent qu'ils ont toujours raison quel que soit les changements qui se manifestent autour d'eux.
Il en va ainsi pour Roland Plaisance qui nous livre ses états d'âme dans « Eure Information », daté du mercredi 11 mars.
Comme tous les « has-been » déchus, il ne rêve que d'une seule chose : que Michel Champredon fasse la politique que lui aurait faite. Il oublie, bien sûr, qu'entre-temps, les électeurs lui ont signifié clairement qu'il ne voulait plus de sa politique d’apparatchik, en mettant au pouvoir, pendant sept ans, la droite.
C’'est le mérite de Michel Champredon d'avoir su ramener une équipe de gauche à la tête de la municipalité.

L'adage est bien connu : « la critique est facile, l'art est plus difficile ». À la tête d'une nouvelle équipe, il est bien évident que tout le monde attendait Michel Champredon au tournant. Roland Plaisance fait partie du lot, avec la même mauvaise foi, qui caractérise aussi bien les dinosaures de la droite que les dinosaures de la gauche.

Certes, il manque encore de nombreux logements sociaux pour satisfaire la population. Certes, les projets n'avancent pas aussi vite qu'il serait souhaitable. Mais il faut être vraiment aveugle pour ne pas voir ce qui a changé en un an.
Le changement le plus est sans doute que le droit à la parole est revenu à Évreux. Les syndicats râlent. Et alors ? Peut-être, doivent-ils se libérer d'un immense silence qui a pesé sur eux pendant sept ans.
Les conseils de quartier sont en place et permettent aux Ebroïciens de s’exprimer : la preuve Roland Plaisance les fréquente !
Le maire est omniprésent ? Eh bien ça nous change de la « politique Debré », qui passait une demi-heure par semaine à Évreux, en laissant à l'abandon la gestion quotidienne de la ville.
Le maire est maladroit ? C'est possible. Mais on ne peut pas lui reprocher, d'agir, de secouer, de tirer, pour que les choses avancent au bénéfice des habitants d'Évreux.
Et finalement, que vaut-il mieux ? Un maire trop présent et trop à l'écoute des habitants ou un maire qui confondait à la fin de son mandat, idéologie et services aux habitants, au point de construire une passerelle dans les rue d’Evreux aussi laide que coûteuse, au nom d’une politique culturelle « populaire » ?
Enfin, en vieil autocrate chevronné, il sait très bien qu'il est difficile de s'en prendre directement au chef, mais qu’il est bien plus facile de taper sur « la garde rapprochée du maire», dans l'espoir de négocier directement avec lui, quelques affaires « personnelles ».

Rive Gauche, soutient Michel Champredon, et lui fait confiance, pour conduire son équipe entre les écueils d'un environnement qui change rapidement (la crise, les 800 licenciements de Glaxo, le développement de la précarité) et les aigreurs des conservateurs qui n'en finissent pas de rêver à leur passé.
Rive gauche, soutient Michel Champredon, par ce qu'il porte un véritable projet pour Évreux et les Ebroïciens. Démocratie (exprimée dans les conseils de quartier), écologie (prise en compte dans chaque décision), souci du service aux Ebroïciens (mettre les équipes municipales au service de tous les habitants) étaient les trois véritables promesses de sa campagne. Ce sont ces changements qu'il met en œuvre avec son équipe, depuis un an.
N'en déplaise à tous les conservateurs, de droite, comme de gauche.

Après le conseil municipal du 9 mars 2009.

Il n'y avait que deux sujets au conseil municipal du 9 mars, mais ils étaient d'importance. D'une part les élus devaient valider une convention avec le SETOM pour la mise en place du réseau de chaleur et d'autre part il devaient autoriser la signature d'une convention pour l'embauche d'un nouveau directeur au GIP De la Madeleine.
Comme habitude, les débats se sont déroulés sans surprise. Après l'exposé du dossier, la droite prend la parole pour les critiquer….

La convention avec le SETOM pour la mise en place de réseaux de chaleur.


La droite s'est lancée dans un long exposé pour expliquer que le dossier comportait beaucoup trop d'incertitudes pour être validé !
Après avoir souligné cependant qu’elle était complètement d'accord avec les objectifs poursuivis (bas coût de l'énergie, écologie, relations positives avec le SETOM), et comme il fallait bien ne pas être d'accord, elle a mis en évidence « les incertitudes » du projet.
Ces incertitudes (sur le niveau de subventions, sur le prix final du kilowatt heure produit ou sur la durée d'amortissement envisagée) sont très liées aux études préalables à réaliser dans le cadre de la convention proposée !
En d’autre terme, la droite était contre la méthode qui leur permettait de sortir des incertitudes qu’elle soulignait !
Notons, au passage, qu’à cette occasion, la droite, semble redécouvrir le principe de précaution ! (on aimerait bien d’ailleurs qu’elle ait le même raisonnement sur des sujets comme le nucléaire ou les OGM !).

Les arguments amenés par JP Nicolas étaient d'un autre ordre. Le volume de 90 000 MW lui paraissait trop important. Notre expert député avait sans doute oublié de lire dans le dossier que la demande estimée s’établissait autour de 135 000 MW.
Pour le reste, il s'agissait surtout pour lui de s'opposer sur un dossier qui pourtant devrait faire consensus.
Il finit par proposer d'imposer dans le protocole le prix de 22,85 euros par mégawatt comme limite maximum de prix. Bien évidemment, cela ne tenait pas compte des arguments que venait d'annoncer son collègue M. Gracieux, sur l'incertitude des prix !
Preuve comme quoi, quand on est décidé à s'opposer, tous les arguments sont bons !

Le GIP.

Cette seconde délibération avait pour objectif d'augmenter la participation de la commune au GIP « Le Phare », afin de permettre l'embauche d'un nouveau directeur pour une nouvelle mission.
En effet, pour harmoniser l’offre sociale au niveau de l’agglomération, le maire/ président a proposé d’étendre l'activité du GIP de telle sorte qu'il coordonne l'ensemble des PST (Programme Social de Territoire) de celle-ci.
Pour cette nouvelle mission, l’embauche d’un nouveau directeur est apparu comme souhaitable. L'actuel directeur du GIP, prendra le poste de directeur adjoint, avec la mission particulière de coordonner le PST de la Madeleine.
Le financement de ce nouveau poste est réparti entre quatre institutions (ville d'Évreux, Grand Évreux Agglomération, Caisse d'Allocations Familiales, État), et implique, pour la commune d'Évreux, un financement à hauteur de 15 000 €.
Une nouvelle fois, l'argumentation de la droite était assez floue. Ces postes leur paraissaient trop onéreux et mal définis (sans doute n’avait-elle pas pris le temps de lire la délibération proposée, qui comportait les fiches de poste). Mais il s'agissait surtout, une nouvelle fois de s'opposer. La droite, nous a donc ressorti les arguments habituels (vous laissez mourir les associations, vous dépensez l'argent des contribuables, vous n'avez pas de projet, etc…).

Bien évidemment, on l'aura compris, voter pour un tel projet serait reconnaître l'échec de la politique qu’ils ont menées pendant 7 années. Et ça, c’est trop leur demander !