24.03.2009
Réponse à Roland Plaisance.
Le problème avec les autocrates sur le retour, c'est qu'ils pensent qu'ils ont toujours raison quel que soit les changements qui se manifestent autour d'eux.
Il en va ainsi pour Roland Plaisance qui nous livre ses états d'âme dans « Eure Information », daté du mercredi 11 mars.
Comme tous les « has-been » déchus, il ne rêve que d'une seule chose : que Michel Champredon fasse la politique que lui aurait faite. Il oublie, bien sûr, qu'entre-temps, les électeurs lui ont signifié clairement qu'il ne voulait plus de sa politique d’apparatchik, en mettant au pouvoir, pendant sept ans, la droite.
C’'est le mérite de Michel Champredon d'avoir su ramener une équipe de gauche à la tête de la municipalité.
L'adage est bien connu : « la critique est facile, l'art est plus difficile ». À la tête d'une nouvelle équipe, il est bien évident que tout le monde attendait Michel Champredon au tournant. Roland Plaisance fait partie du lot, avec la même mauvaise foi, qui caractérise aussi bien les dinosaures de la droite que les dinosaures de la gauche.
Certes, il manque encore de nombreux logements sociaux pour satisfaire la population. Certes, les projets n'avancent pas aussi vite qu'il serait souhaitable. Mais il faut être vraiment aveugle pour ne pas voir ce qui a changé en un an.
Le changement le plus est sans doute que le droit à la parole est revenu à Évreux. Les syndicats râlent. Et alors ? Peut-être, doivent-ils se libérer d'un immense silence qui a pesé sur eux pendant sept ans.
Les conseils de quartier sont en place et permettent aux Ebroïciens de s’exprimer : la preuve Roland Plaisance les fréquente !
Le maire est omniprésent ? Eh bien ça nous change de la « politique Debré », qui passait une demi-heure par semaine à Évreux, en laissant à l'abandon la gestion quotidienne de la ville.
Le maire est maladroit ? C'est possible. Mais on ne peut pas lui reprocher, d'agir, de secouer, de tirer, pour que les choses avancent au bénéfice des habitants d'Évreux.
Et finalement, que vaut-il mieux ? Un maire trop présent et trop à l'écoute des habitants ou un maire qui confondait à la fin de son mandat, idéologie et services aux habitants, au point de construire une passerelle dans les rue d’Evreux aussi laide que coûteuse, au nom d’une politique culturelle « populaire » ?
Enfin, en vieil autocrate chevronné, il sait très bien qu'il est difficile de s'en prendre directement au chef, mais qu’il est bien plus facile de taper sur « la garde rapprochée du maire», dans l'espoir de négocier directement avec lui, quelques affaires « personnelles ».
Rive Gauche, soutient Michel Champredon, et lui fait confiance, pour conduire son équipe entre les écueils d'un environnement qui change rapidement (la crise, les 800 licenciements de Glaxo, le développement de la précarité) et les aigreurs des conservateurs qui n'en finissent pas de rêver à leur passé.
Rive gauche, soutient Michel Champredon, par ce qu'il porte un véritable projet pour Évreux et les Ebroïciens. Démocratie (exprimée dans les conseils de quartier), écologie (prise en compte dans chaque décision), souci du service aux Ebroïciens (mettre les équipes municipales au service de tous les habitants) étaient les trois véritables promesses de sa campagne. Ce sont ces changements qu'il met en œuvre avec son équipe, depuis un an.
N'en déplaise à tous les conservateurs, de droite, comme de gauche.
21:02 Ecrit par dans Actualité locale | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : evreux, roland, plaisance, champredon



