21.11.2007
Pendant que la droite magouille et que la gauche joue l'embrouille, Michel Champredon travaille pour Evreux.
Quel panache ! quel courage ! Bruno Lemaire s'énerve, défraie les chroniques locales parce qu'il n'a pas été choisi pour figurer en bonne place sur la liste de JP Nicolas.
Exactement comme le premier de la classe qui fayote à longueur d'année et s'aperçoit en fin d'année, que le premier prix revient au cancre de la classe ! Lui, l'énarque brillant au CV impressionnant, le chevalier servant du 1er ministre Villepin, ramené au rang d'un modeste élu municipal ! Vous n'y songez tout de même pas !
Même Sarko n'en veut pas ! Dans le Canard Enchaîné du 14 Novembre on peut lire " (…), il (Sarko) ne veux pas de l'ancien directeur de cabinet de l'ex-premier ministre, Bruno Lemaire, candidat à Evreux contre JP Nicolas, "sarkosiste de la première heure" selon le chef de l'Etat."
Mais on va voir ce que l'on va voir ! Ce n'est tout de même pas ce rustre de bas étage de Nicolas qui va empêcher un si brillant destin.
Et on a vu ! Coup tordus, appel au Sarko, menace dans la presse, intervention de « quelqu'un de très haut placé... », tout a été bon pour essayer de piquer la place à JP Nicolas. Mais tout cela ne serait que broutilles s'il n'y avait les arguments employés par B. Lemaire:
«(....) notre ville a besoin de renouvellement et d'audace . Elle a besoin d'un projet fédérateur (....).
Depuis quelques semaines, je discute avec des habitants d'Évreux (.....) qui m'ont convaincu de la nécessité de donner un nouvel élu à notre ville, un nouveau souffle. ».(Eure Info du 14/11).
En d'autres termes, notre ville n'est pas très dynamique et le maire actuel manque de souffle ! On a l'impression que B. Lemaire nous a piqué nos arguments !
Coté Parti Socialiste, le "premier des socialistes" apparaît bien seul et nous ressert « le programme commun » comme perspective politique. Est-ce un brutal retour en arrière, comme une grosse nostalgie que l'on éprouve en pensant aux victoires passées ? On retrouve ainsi au fil des lignes les éléphants locaux (Alfred Recours, Roland Plaisance) et les éternelles ritournelles de l'union de la gauche, servies -sans rire – après des mois de magouilles et de luttes de clan à l'intérieur du PS local.
Pendant ce temps là, Michel Champredon, travaille à rassembler pour Evreux. Il fallait une sacrée audace, face au KO infligé à la gauche par JL Debré lors des dernières municipales, pour rassembler toutes les volontés de la gauche, qui souhaitaient un autre avenir pour Evreux.
Et si B. Lemaire discute depuis quelques semaines avec les Ebroïciens, M.Champredon et son équipe échange et partage ses idées depuis maintenant 6 ans avec tous les habitants d'Evreux.
Face à une conception de la politique qui fait beaucoup de bruit dans les médias, promet beaucoup et fait surtout des cadeaux aux plus riches, Michel Champredon oppose un travail régulier, patient et honnête. C'est peut être là que se situe le nouveau souffle dont à besoin Evreux: moins de spectacle, moins de promesses, mais de l'écoute et un véritable respect des habitants.
20:15 Ecrit par Rive gauche dans Editorial | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2007
Ligne SNCF Evreux-Rouen : Liste et coordonnées des mairies concernées par le tracé alternatif via Serquigny.

Vous trouverez dans le fichier joint la liste et coordonnées des mairies concernées par le projet de ligne SNCF entre Evreux et Rouen via Serquigny : Mairies concernées EVX-RN par SQY.pdf
11:25 Ecrit par Michel Champredon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.11.2007
Rififi à droite : Le Maire veut être le maire.
On le savait depuis déjà un certain temps, Bruno Le maire avait l’ambition de se présenter à la mairie d’Evreux …même s’il disait le contraire dans les journaux.
Aujourd’hui il s’annonce « blessé » après que la commission nationale d’investiture de l’UPM ait pris la décision de désigner J.P. Nicolas, alors qu’il aurait obtenu le 9 octobre, de la même commission « l’assurance qu’il serait tête de liste » (PN du 13/11).
Voici, pour l’ex dir’cab de Villepin, encore une brillante démonstration de son goût pour la conquête de l’électeur sur le terrain. Déjà très courageux, pour les législatives, il s’était fait désigner sur une circonscription « déjà gagnée » en virant, au passage, L Pettier sans beaucoup de considération.
On imagine assez facilement qu'il a tenté le coup une seconde fois en faisant jouer ses relations parisiennes pour obtenir de nouveau une désignation.
Il semble que le coup ait raté cette fois....
19:20 Ecrit par Rive gauche dans Actualité locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ligne SNCF Evreux-Rouen : Dossier de La Dépèche du 8 novembre 2007
Dans son édition du 8 novembre 2007, le journal La Dépèche a consacré plusieurs pages au projet de ligne SNCF que nous défendons.

Vous pouvez télécharger le dossier complet ici :Dossier journal La Dépêche du 08-11-2007.pdf
18:20 Ecrit par Michel Champredon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.11.2007
Quelques réflexions
Quelques réflexions d’un praticien après quelques mois d’application de la loi sur les peines plancher.
La loi du 10 août 20071, modifiant le Code pénal et instituant les « peines planchers », est un excellent exemple de la politisation du droit pénal et de l’usage de la loi comme outil de communication politique : plus qu’un régulateur, le texte devient un instrument de stigmatisation de telle ou telle catégorie sociale.
Ainsi de la loi sur les « peines plancher », qui prévoit en substance que si une personne commet un délit, après qu’une juridiction l’a déjà condamnée pour un autre délit dans les 5 années précédentes, et qu’elle se trouve dès lors en état de récidive, la juridiction de jugement sera dans l’obligation de la condamner aux peines planchers voulues par le législateur.
Seules exceptions envisagées : celle où le Tribunal tiendra compte de « circonstances de l'infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d'insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci », et en cas de seconde récidive celle où le récidiviste « présente des garanties exceptionnelles d'insertion ou de réinsertion ».
Il s’agit là des deux seules exceptions au principe de la peine automatique qui permettent au juge de tenir compte d’éléments particuliers devant conduire à une certaine clémence.
Or, à l’analyse et à l’usage, ces exceptions au principe d’application automatique de la peine plancher sont révélatrices d’une certaine idée de la justice pénale.
En effet, qui est stigmatisé par cette loi ? Qui encourt les peines les plus dures ? Qui échappe à l’éventuelle clémence du juge ?
Ceux qui n’échapperont pas à la dureté de la loi, que le juge le veuille ou non, sont notamment ceux qui ne présentent aucune « garantie d'insertion ou de réinsertion ».
Ceux qui ont une chance d’obtenir la clémence sont, a contrario, ceux qui précisément présentent ces fameuses « garanties d'insertion ou de réinsertion ».
Ceux qui fréquentent les tribunaux correctionnels savent qu’en termes judiciaires, les « garanties d'insertion ou de réinsertion » sont pour l’essentiel constituées de trois éléments : un emploi stable, une vie familiale stable, un logement stable.
Un Rmiste divorcé, vivant au foyer d’urgence, n’a quasiment aucune chance d’obtenir la clémence du tribunal.
Tout au contraire, un délinquant en col blanc, qui travaille depuis 10 ans pour la même firme, qui n’a pas de problème de fin de mois et qui est à jour de son loyer, à toutes les chances de quitter le tribunal avec une peine inférieure à la peine plancher.
Ce qui peut paraître logique est pourtant on ne peut plus choquant si l’on se souvient que l’on parle de récidivistes : qui du chômeur en fin de droits, du SDF, du pauvre, du sans-logis, du sans-emploi… ou de son co-prévenu sus nommé, a le plus de raisons de commettre de nouveau un acte délictueux ? Lequel de ces deux récidivistes manifeste par sa récidive une dangerosité criminologique intrinsèque : celui qui n’a rien à perdre ou celui dont rien ne justifie le geste parce que précisément il est parfaitement inséré ?
Pourtant, la loi accorde sa clémence au second, et réserve ses foudres pour le premier.
Paradoxe de la loi ou révélation de l’esprit bien étrange de cette loi ???
A vous de juger…
(1) : la loi du 10 août 2007 introduit un article 132-19-1 au Code pénal, lequel est rédigé comme suit :
« Pour les délits commis en état de récidive légale, la peine d'emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :
1º Un an, si le délit est puni de trois ans d'emprisonnement ;
2º Deux ans, si le délit est puni de cinq ans d'emprisonnement ;
3º Trois ans, si le délit est puni de sept ans d'emprisonnement ;
4º Quatre ans, si le délit est puni de dix ans d'emprisonnement.
Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l'emprisonnement en considération des circonstances de l'infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d'insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.
La juridiction ne peut prononcer une peine autre que l'emprisonnement lorsque est commis une nouvelle fois en état de récidive légale un des délits suivants :
1º Violences volontaires ;
2º Délit commis avec la circonstance aggravante de violences ;
3º Agression ou atteinte sexuelle ;
4º Délit puni de dix ans d'emprisonnement.
Par décision spécialement motivée, la juridiction peut toutefois prononcer une peine d'emprisonnement d'une durée inférieure aux seuils prévus par le présent article si le prévenu présente des garanties exceptionnelles d'insertion ou de réinsertion.
Les dispositions du présent article ne sont pas exclusives d'une peine d'amende et d'une ou plusieurs peines complémentaires. »
23:36 Ecrit par Rive gauche dans A vous la parole | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



