06.04.2009
Le conseil municipal du 30 mars.
Ambiance calme lors du dernier conseil municipal. Il n'y avait pas vraiment de sujets qui portaient à polémique, et la droite nous a surpris par son calme et l'absence de critiques vaines qui faisait pourtant tout son charme !
Ils nous ont quand même un peu surpris.
Sur le dossier du réaménagement des abords de l'Hôtel de ville, M. Gracieux a carrément suggéré de supprimer le stationnement. C'est une idée plutôt intéressante, signe sans doute d'une évolution majeure après la gestion désastreuse du sujet par son collègue Nicolas. Après avoir laissé faire à peu près n'importe quoi en matière de stationnement, voici que la droite est désormais acquise à une ville sans voiture ! Comme disait Edgar Faure « ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent ! »
À propos du plan de relance pour l'économie, par contre, Jean-Pierre Nicolas a bien été égal à lui-même. Pour lui le projet importait peu, ce qui l'intéressait c'était de démontrer que la ville n'arriverait pas atteindre ses objectifs. Il exigeait des chiffres ! La démarche est classique : plutôt que de s'intéresser au projet et à l'intérêt pour la population, il cherche à démontrer une nouvelle fois que tout cela relève d'une mauvaise gestion, en oubliant bien sûr la façon désinvolte dont il s'occupait du patrimoine de la ville pour justifier les réductions d'impôts.
Le conseil municipal devait ensuite délibérer sur une demande de subvention sollicitée par l'association des jeunes de la Madeleine pour maintenir ses activités, en attendant la réorganisation prévue dans le cadre du GIP. Ce fut l'occasion d'une grande envolée de Mme Aïdara sur les problèmes de l'association NGE !!!
A cette occasion, Mme Aïdara a montré un sens du discours « décalé » en argumentant malgré les regards d'étonnement de nombreux conseillers municipaux qui avaient du mal à voir le lien avec la délibération. Après une écoute polie, les élus ont voté la subvention pour l'Association des Jeunes de la Madeleine. Nous avons quand même pu noter que le ton était nettement moins agressif que lors des derniers conseils municipaux... Mme Aïdara aurait-elle pris conscience que sa gestion n'avait pas été la meilleure pour l'association NGE ?
21:13 Ecrit par Rive gauche dans Conseil municipal d'Evreux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : conseil, municipal, evreux
29.03.2009
Et pendant ce temps-là, la crise écologique continue.
Nous vivons deux crises à la fois, une financière qui se traduit concrètement par des désastres économiques et des milliers de personnes confrontées au chômage et à la précarité.
L'autre crise est plus insidieuse, mais tout aussi inquiétante. Les désordres écologiques se poursuivent avec leur lot inquiétant de nouvelles dégradations de l'environnement.
Par contre, la seconde semble actuellement passer au second plan, tant les problèmes posés par la première crise sont urgents. Pourtant, même si elle n'est pas aussi visible et perceptible, elle impose des réactions aussi rapides et urgentes. L'une concerne simplement le court terme, l'autre le plus long terme et nos enfants.
Mais à regarder les propositions formulées pour « sortir de la crise » nous pouvons rester sceptiques sur la prise en compte des urgences écologique. Globalement, deux types de réponses sont formulées par le gouvernement ou par l'opposition :
- soit on pense qu'il faut interdire les licenciements et continuer comme avant. C'est-à-dire continuer à toujours produire plus, sans se poser de questions sur la pertinence et l'utilité des productions.
- soit on pense qu'il est nécessaire de multiplier les investissements pour relancer l'emploi et distribuer des salaires qui vont permettre de consommer plus. En d'autres termes, il s'agit de construire des routes, de rénover des églises, de construire des centrales nucléaires, etc. pour distribuer des revenus, pour relancer « la consommation » (et donc, par ricochet, de relancer les entreprises qui produisent les biens consommés).
On le voit, quelle que soit la solution, l'idée est de conduire les gens à consommer de plus en plus. L'essentiel est de faire tourner les entreprises, de distribuer des ressources financières supplémentaires qui se transformeront à leur tour en consommation de produits.
En caricaturant, on pourrait dire qu'une famille relancerait l'économie en achetant trois voitures, en mangeant trois fois plus et en téléphonant 10 fois plus. L'effet immédiat serait de provoquer une augmentation de la pollution, des encombrements et du stationnement. L'obésité, conséquence d'une alimentation trop riche, provoquerait des maladies cardio-vasculaires. L'augmentation de l'usage du téléphone portable pourrait se traduire par une augmentation des tumeurs cérébrales....
Est-ce cela le monde que nous souhaitons ?
Une autre façon de penser.
L'écologiste américain, Lester R. Brown (auteur d'un livre de référence, « le plan « B », pour impact écologique mondial » édition Calmann-Lévy ) attribue cette dégradation au fait que l'économie est désormais contre l'écologie. Selon lui, les économistes sont incapables de sortir de leur cadre de référence, qui explique tout par « le marché ». Ainsi quand ils raisonnent, ils ne prennent jamais en compte dans leur calcul les coûts indirects et encore moins de ce qu'il adviendra des générations à venir. Il en va de même pour les tenants du développement du pouvoir d'achat. Pour que les gens vivent bien dans cette société de consommation, il est nécessaire de leur donner un pouvoir d'achat important. Ce qu'il advient des conséquences de la consommation n'est jamais pris en considération.
Mais si l'on intègre les coûts à long terme, le prix des produits change radicalement: le coût de l'essence devrait ainsi être multiplié par trois pour tenir compte de l'effet de la pollution, de la gestion des problèmes de circulation, des accidents, etc. ! De même pour les centrales nucléaires : si l'on prend en compte le coût de la démolition de ces centrales ainsi que le coût du traitement des déchets à long terme, le prix du kilowatt-heure produit devient nettement supérieur au prix du kilowatt-heure produit par des énergies renouvelables.
Inventer des solutions de court terme qui privilégie le long terme.
La difficulté est donc importante : comment concilier la prise en compte des besoins immédiats et le respect des générations futures ?
La solution est peut-être dans la prise en compte des besoins à court terme (alimentation, logement, déplacement, éducation et culture, etc.) par des réponses qui privilégient le long terme. Ainsi, la construction d'immeubles à « énergie positive » (qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment) nécessite des investissements plus importants, mais à terme diminuera à la fois les coûts de fonctionnement (en protégeant le pouvoir d'achat durablement) et l'impact écologique.
Cette proposition implique cependant de voir autrement la répartition des richesses. Pour réaliser ces investissements initiaux, il est nécessaire de mobiliser des capitaux importants, ce qui suppose une nouvelle répartition du patrimoine et des revenus entre les individus. En d'autres termes de faire des choix politiques qui privilégient la sphère collective plutôt que les intérêts privés.
Comme dans beaucoup de changements, c'est la période de transition qui est la plus délicate. Mais nous n'y échapperons pas : si nous ne sommes pas capables de partager nos ressources, c'est le chaos écologique qui suivra qui nous contraindra à revoir radicalement notre style de vie.
18:58 Ecrit par Rive gauche dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : écologie, eco, quartier, economie
27.03.2009
Samedi 28, à Evreux aussi, éteignons nos lumières !


19:32 Ecrit par Rive gauche dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.03.2009
Touche pas à mon « Serge Le Bec ».
Roland Plaisance, frustré par la dernière réunion de conseil de quartier, a balancé une phrase bien crade à l'encontre de notre copain Serge Le Bec, en l'invitant à s'occuper de la forêt d'Evreux (il travaille à l'ONF) plutôt que de penser au Daïla Lama (Eure Info du 11 mars).
Serge milite activement pour le respect des droits de l'homme (au Tibet et ailleurs) et porte le projet des conseils de quartier pour l'équipe municipale.
Plaisance, pas content que le quartier des Cités Unies ne soit pas rattaché au quartier de la Madeleine, préfère s'en prendre à la personne plutôt que d'accepter que ses idées ne soit pas prises en compte.
La méthode, qui consiste à attaquer la personne, faute d'avoir des idées convaincantes, laisse bien imaginer ce que pouvait être le comportement de cet autocrate lorsqu'il était Maire d'Evreux. Sans doute sa version très personnelle de la dictature du prolétariat.
21:05 Ecrit par Rive gauche dans Actualité locale | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : evreux, roland, plaisance, serge, le bec
Réponse à Roland Plaisance.
Le problème avec les autocrates sur le retour, c'est qu'ils pensent qu'ils ont toujours raison quel que soit les changements qui se manifestent autour d'eux.
Il en va ainsi pour Roland Plaisance qui nous livre ses états d'âme dans « Eure Information », daté du mercredi 11 mars.
Comme tous les « has-been » déchus, il ne rêve que d'une seule chose : que Michel Champredon fasse la politique que lui aurait faite. Il oublie, bien sûr, qu'entre-temps, les électeurs lui ont signifié clairement qu'il ne voulait plus de sa politique d’apparatchik, en mettant au pouvoir, pendant sept ans, la droite.
C’'est le mérite de Michel Champredon d'avoir su ramener une équipe de gauche à la tête de la municipalité.
L'adage est bien connu : « la critique est facile, l'art est plus difficile ». À la tête d'une nouvelle équipe, il est bien évident que tout le monde attendait Michel Champredon au tournant. Roland Plaisance fait partie du lot, avec la même mauvaise foi, qui caractérise aussi bien les dinosaures de la droite que les dinosaures de la gauche.
Certes, il manque encore de nombreux logements sociaux pour satisfaire la population. Certes, les projets n'avancent pas aussi vite qu'il serait souhaitable. Mais il faut être vraiment aveugle pour ne pas voir ce qui a changé en un an.
Le changement le plus est sans doute que le droit à la parole est revenu à Évreux. Les syndicats râlent. Et alors ? Peut-être, doivent-ils se libérer d'un immense silence qui a pesé sur eux pendant sept ans.
Les conseils de quartier sont en place et permettent aux Ebroïciens de s’exprimer : la preuve Roland Plaisance les fréquente !
Le maire est omniprésent ? Eh bien ça nous change de la « politique Debré », qui passait une demi-heure par semaine à Évreux, en laissant à l'abandon la gestion quotidienne de la ville.
Le maire est maladroit ? C'est possible. Mais on ne peut pas lui reprocher, d'agir, de secouer, de tirer, pour que les choses avancent au bénéfice des habitants d'Évreux.
Et finalement, que vaut-il mieux ? Un maire trop présent et trop à l'écoute des habitants ou un maire qui confondait à la fin de son mandat, idéologie et services aux habitants, au point de construire une passerelle dans les rue d’Evreux aussi laide que coûteuse, au nom d’une politique culturelle « populaire » ?
Enfin, en vieil autocrate chevronné, il sait très bien qu'il est difficile de s'en prendre directement au chef, mais qu’il est bien plus facile de taper sur « la garde rapprochée du maire», dans l'espoir de négocier directement avec lui, quelques affaires « personnelles ».
Rive Gauche, soutient Michel Champredon, et lui fait confiance, pour conduire son équipe entre les écueils d'un environnement qui change rapidement (la crise, les 800 licenciements de Glaxo, le développement de la précarité) et les aigreurs des conservateurs qui n'en finissent pas de rêver à leur passé.
Rive gauche, soutient Michel Champredon, par ce qu'il porte un véritable projet pour Évreux et les Ebroïciens. Démocratie (exprimée dans les conseils de quartier), écologie (prise en compte dans chaque décision), souci du service aux Ebroïciens (mettre les équipes municipales au service de tous les habitants) étaient les trois véritables promesses de sa campagne. Ce sont ces changements qu'il met en œuvre avec son équipe, depuis un an.
N'en déplaise à tous les conservateurs, de droite, comme de gauche.
21:02 Ecrit par Rive gauche dans Actualité locale | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : evreux, roland, plaisance, champredon



