26.10.2008

Nicolas contre le Revenu de Solidarité Active, mais pour la solidarité avec les plus riches !

La récente prise de position du député Nicolas a donné à la presse locale l’occasion de bien rigoler. En se déclarant pour la taxation des « stock-options » il s’offre le luxe de passer pour un adversaire du capitalisme tout en votant contre le RSA. Au prétexte qu’il dépouille les économies des retraités, il s’offre le luxe de refuser quelques Euros supplémentaires aux personnes qui font un effort pour reprendre une activité.

Rétablissons d’abord la réalité.

Denis Clerc dans la revue « Alternatives Economique » explique que le dixième de la population perçoit 26 % du revenu disponible (après impôts) reçu par les ménages, soit environ 270 milliards d’Euros. Ce dixième devrait contribuer au prélèvement RSA pour environ 800 millions, soit 0.3% de leurs revenus…
Et les plus riches, qui bénéficient du bouclier fiscal (voté cette fois ci sans état d’âmes par Nicolas et Lemaire), ne paieront rien ! ! ! 

Nicolas nous rétorquera sans doute qu’il s’intéresse surtout aux classes moyennes qui seraient victime de cette écrasante ponction sur leurs maigres économies.

Qu’en est-il exactement ?

Pour qu’un ménage paie l’équivalent d’un paquet de cigarettes (3.5 euros) ou d’un repas dans un bon restaurant (40 euros), il faudra qu’il détienne un « patrimoine de rapport » (actions, placements, propriétés mise en location, etc…)de plus de 100 000 Euros.
Et qui détient un « patrimoine de rapport » d’une telle importance ? Les plus riches, c’est à dire 20 % de la population et certainement pas les classes moyennes !

Nicolas et Lemaire, une seule philisophie, protéger les riches.

Alors que le RSA permet de rompre avec « l’assistanat » si souvent décrié, en permettant au plus pauvres de bénéficier d’un « coup de pouce » s’ils reprennent un travail, Nicolas s’y oppose. C’est sa conception de la justice : protéger les plus riches !
D’ailleurs nous ne l’avons pas beaucoup entendu ces derniers temps. C’est vrai qu’avec la crise boursière, il avait beaucoup de travail : il fallait voter un paquet de milliards pour sauver les économies…des plus riches !

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